En hiver, à mes yeux, on peut difficilement faire mieux qu’un bon ragoût et un excellent vin de la région du Languedoc-Rousillon. Ils sont tous les deux très abordables et se complètent à merveille.
Le boeuf Bourguignon se prépare facilement et simplement. Quelques oignons rissolés dans un gros chaudron, suivi de 600 grammes de cubes de boeuf légèrement farinés (afin de faire épaissir la bouillon qu’on y déposera) qu’on fait dorer pendant une dizaine de minutes. Pendant la cuisson on n’oublie pas de bien saler. On vide ensuite l’ensemble d’une boîte de tomates en dés, une tasse de vin rouge (une excellente idée est t’utiliser une tasse de notre vin d’accompagnement), ont assaisonne de quelques grains entiers de poivre, d’épices de Provence et on laisse mijoter couvert à feu bas pendant 1 heure trente (1h30). Ce qui nous laisse amplement le temps de préparer les légumes grossièrement découpés qui vont l’accompagner : patates blanches, carottes, navet, poivrons rouges et verts et céleri. On dépose le tout dans la marmite et on laisse mijoter encore 1 heure.
Le Château du Parc 2003 n’est pas un grand vin, mais un vin de tous les jours d’un excellent rapport qualité prix (11$). C’est un vin rouge rubis au nez riche et engageant. Il dégage des notes de framboises et de cassis. Il est légèrement épicé avec une petite touche de cacao. La bouche a énormément d’amplitude et à l’attaque, on réalise tout de suite que le vin est solide, avec des tannins bien serrés. On retrouve, dans une longue fin de bouche, les fruits et les arômes perçus au nez.
Bon appétit!
Vendredi dernier ma copine est allée au cinéma avec sa sœur me laissant seul à la maison. Un peut déprimé d’une longue semaine au bureau, je me suis longuement demandé ce que je ferais bien pour souper, question de me remonter le moral.
En un rien de temps, je me suis rendu chez mon boucher préféré : Les deux frères au marché public Atwater. Je me suis rapidement décidé pour une superbe bavette (il avait facilement pour deux, mais quand on à le morale à terre, quoi de mieux!). Suivant les conseils de mon boucher, assaisonné de sel mer de poivre en grain, j’ai fait grillé la bavette un bon 3 minutes de chaque côté sur une poêle très chaude après avoir fait rôtir quelques échalotes françaises. J’ai accompagné le tout de quelques pommes de terre frites et une bonne salade mesclun et tomates cerises.
Au tour du vin maintenant: j’ai prit soin de passer à la SAQ Sélection en face du marché Atwater voir mon conseiller préféré dans la section des spécialités (que j’appel plus amoureusement les étiquettes vertes). Encore une fois, Christian me fait une suggestion après l’autre jusqu’à je reparte avec plus 12 bouteilles quand j’y viens que pour une!
Parmi ceux-ci, le Corbières du Château Sainte-Janne 2002. Élevé 8 mois en barriques de chêne, le vin à de bons tanins avec un bel équilibre en bouche. Des notes puissantes de fruits rouges et épices comme je les aime. Un parfait accord avec la bavette à l’échalote.
Bon appétit!
Ce weekend au chalet, j’ai encore fait une belle découverte grâce au livre Harmonisez Vins et mets de Jacques Orhon.
Profitant du plaisir que les décisions du moment m’apportent, j’ai décidé d’acheter un rosbif sans savoir encore comment j’apprêterais celui-ci et encore moin avec quel vin je l’accompagnerais.
Dans une lèchefrite déposée sur un rond du poêle, j’ai fait rôtir des échalotes françaises et un gros oignon blanc découpé en gros cartiers dans l’huile d’olives. Les oignons bien caramélisés, j’ai fait rôtir le rosbif dans l’huile restante. Une fois le rosbif bien coloré, j’ai garni celui-ci d’un peut d’herbes salées du Bas-du-Fleuve et de beaucoup de pesto frais.
J’ai déposé le rosbif dans la lèchefrite accompagné de ses oignons dans le four à 350 Celsius pour 15 minutes. J’ai ensuite versé une tasse de bouillon de boeuf et d’une cueillère à soupe d’épices à steak à la Montréal au fond de la lèchefrite. J’ai graduellement déposé les légumes d’accompagnement (en fonction du temps de cuisson) : navet, carottes complètes, patates douces, zucchinis, tranches d’aubergines, champignons café et quelques fèves vertes. J’ai fait cuire le tout pour 1 heure. Pendant je faisais reposer le rosbif enveloppé dans un papier d’aluminium, j’ai préparé la sauce avec une partie du bouillon de cuisson (passé à la passoire), du beurre et un peut de vin.
C’est alors ou j’ai ouvert mon livre sur l’accord des mets et vin afin de savoir avec quoi je pourrais servir ce repas. La magie du livre de Orhon, c’est que dans la l’index, presque l’ensemble des mets y figure. Il donc facile de retrouver Rosbif au boeuf et de consulter ses suggestions. Les vins Chiliens et Argentins était des bons choix, particulièrement les Cabarnet-sauvignon. Il n’en fallait pas plus pour sortir ce petit bijoux de la maison Trapiche. Le Cabarnet-sauvignon Trapiche est d’un rubis particulièrement intense pour un 2003. Il dégage des saveurs de cassis, cerises noires et épices. En bouche, c’est vraiment un bel équilibre. Des tannins tendres, mais le vin reste juste assez corsé. Une belle longueur en bouche, je dirais même surprenante (10-15 secondes).
Une belle découverte à un prix plus que raisonnable (moins de 15$ à la SAQ).
Ce week-end j’ai préparé des côtelettes de veau au champignons, vin blanc et citron accompagnées de spaghettis sauce aux tomates, pesto de tomates, fleurs d’ail, amandes et tomates cerises.
Nous avons accompagné ce merveilleux met par un vin de pays de la Corse, soit le Pinot noir Laroche de l’ile de beauté 2003. Un vin parfait pour accompagner des viandes blanches et des pâtes. Un vin léger au tannin présent et bien équilibré. Des goûts de cerises et petits fruits avec une petite fin de réglisse.
Ce week-end, je suis allé au chalet.
Le mois de novembre au Québec n’étant pas le plus chaleureux, ni le plus énergisant, pour ne pas dire morose des mois, j’en ai profité pour nous faire un petit plaisir gourmand.
Au menu : gigot d’agneau farci à l’ail, romarin et pesto aux fines herbes. Il a tranquillement braisé pendant près de deux heures avec ses légumes d’accompagnement : navet, carottes, panais, patates douces, oignions miniatures et fèves vertes. La sauce, une réduction du jus de cuisson, bouillon de bœuf, beurre, crème et une lampé de vin rouge, rehaussait admirablement ce plat de résistance.
Côté vin, une incroyable découverte : un Shiraz Mamre Brook 2002 de la valée de Barossa du vignoble australien Saltram. Des notes de cerises noires et de prunes. Un tanin parfaitement dosé. Une parfaite harmonie avec le gigot d’agneau!
Ce petit souper a joyeusement ensoleillé notre week-end.